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ASSEMBLÉE SYNODALE, samedi 7 mai 2022, homélie (P. Julien FLEURY)

Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi dit Jésus à Pierre.

En relisant ce passage je me suis demandé de quelle part il s’agissait ? Avoir une part avec Jésus, qu’est ce que ça veut dire ?

Si on se replace dans le contexte… Israël au premier siècle, la part, c’est la part d’héritage. Tout descendant d’Abraham reçoit une part d’héritage. Une portion de la terre promise selon la tribu à laquelle il appartient.

Un juif a droit à sa part, a moins d’appartenir à la tribu de Lévi parce que la part d’héritage d’un fils de Lévi, nous dit l’auteur du livre des Nombres, c’est le Seigneur lui même. 

Ce qui signifie très concrètement que les lévites étaient entièrement au service du temple de Jérusalem et qu’ils vivaient grâce aux ressources et aux offrandes du temple.

Plus tard, cette idée de part d’héritage a pris une dimension plus spirituelle. Tous les juifs pieux, quelques soient leur tribu, étaient invitées à voir le Seigneur Yahvé comme leur part d’héritage.

Ça apparaît dans le psaume 15 sur lequel la liturgie nous fait revenir régulièrement pendant le temps pascal, quand le psalmiste déclare, « la part qui me revient fait mes délices, j’ai même le plus bel héritage. »

Même transposition spirituelle quand Jésus dit  à Marthe, au sujet de sa sœur, Marie, « elle a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » La part qu’elle a choisi c’est d’être auprès de Jésus, c’est Jésus lui même.

On sait que l’auteur du 4e évangile, était proche des prêtres du temple parce que c’est lui qui a permis à Pierre, d’entrer dans la cour du grand prêtre. 

En se réchauffant près d’un feu de braise, il est pris à parti par une servante. Et vous connaissez la suite. Par trois fois, il a renié Jésus. Il s’est désolidarisé de jésus pour sauver sa peau. Il a déclaré, en somme, n’avoir aucune part avec Jésus. « Je ne connais pas cet homme. »

Jean, est proche du temple. Peut être est-il lui même un descendant de Levi. Il est donc familiarisé avec ce vocabulaire sacerdotal. Mais pour lui, la part d’héritage, ce n’est pas un lopin de terre en Israël… non… c’est une façon de connaître le Christ qui nous est donnée, comme une grâce. 

Cette part est unique et éminemment personnelle. C’est un accès VIP à l’intimité divine de Jésus. Disons que cette part est une part au sens de participation à la relation inouïe que Jésus entretient avec son Père.

Cette part nous l’avons reçue en nous, le jour de notre baptême comme un trésor dans des vases d’argile. A nous d’en prendre possession, comme en Israël, l’habitant du pays doit prendre possession du terrain qui lui a été légué.

Nous tirons de ces considérations bibliques, deux points :

1-Pour entrer en possession de cette part d’héritage, il faut se laisser aimer. Comme jésus le dit à Pierre, « Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi. »

L’amour de Dieu est une grâce prévenante. Si nous nous laissons aimer, nous entrons dans cette dynamique de la grâce. Nous pouvons croître dans la grâce en rendant amour pour amour. Se laisser aimer, c’est la seule condition pour connaître Jésus, pour avoir une part avec lui, pour partager sa vie.

On se pose des questions au sujet de l’Église synodale. Est ce que je suis disponible, est ce que j’en suis capable, est ce que le Seigneur m’appelle, est ce que ce ministère correspond à mon charisme…

Mais ce n’est pas la première question à se poser. En tout cas ce n’est pas celle que Jésus pose à Pierre : « Est ce que je veux bien me laisser aimer par Jésus, et entrer moi aussi dans une attitude de service. Humble et désintéressée. »

Pierre, si tu ne te laisses pas aimer tu n’auras pas de part avec moi. Vous voulez participer à cette nouvelle Église, à cette Église plus synodale. Jésus insiste dans l’Évangile sur notre capacité à nous laisser atteindre par son amour. Avant d’être ecclésiale, la perspective est théologale.

Nous ne pouvons pas exercer de ministère, de service dans l’Église si nous n’apprenons pas, dans la prière, à développer cette part d’héritage que nous avons reçue le jour de notre baptême et qui n’est autre que la vie de Jésus en nous.

C’est encore la question que Jésus pose à Pierre à la fin de l’Évangile : « Pierre est ce que tu m’aimes ? » Et aussitôt, il ajoute, « pais mes brebis, sois le berger de mes agneaux. »

2- cette idée de part, nous invite à avoir cette préoccupation constante : comment allons-nous transmettre cette part, cet héritage que nous avons nous-même reçue. 

Vous êtes des maillons essentiels dans cette suite ininterrompue de témoins. Si d’une façon ou d’une autre vous muselez votre témoignage, vous privez le monde de cette part qui est la vôtre. Une Église synodale est une Église priante et confessante.

J. Fleury

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